Après un mois de disette, le LOSC a fait chuter des Sochaliens bien ternes au Stadium (2-0). Si le duo Fauvergue-Mirallas a amplement contribué à ce succès, les hommes de Claude Puel ont surtout profité d'une erreur d'El Bounadi pour se libérer. Les places européennes se rapprochent de nouveau...
LILLE - SOCHAUX : 2-0
Buts: Fauvergue (50e), Mirallas (66e)
Claude Puel peut de nouveau afficher son petit sourire en coin coutumier. Le LOSC a enfin renoué avec le succès après un mois de disette qui l'a conduit de la 3e à la 8e place. Depuis leur défaite face à Manchester United, les Lillois ont connu un lourd passage à vide avec une double série invraisemblable de trois revers consécutifs en neuf matchs. Pire. Le vent de la démobilisation a longtemps soufflé sur les Dogues qui ont plus fait parler d'eux ces derniers temps par leurs exigences salariales et leur désunion que par un rapprochement éventuel des places européennes. Avec le duo Odemwingie-Keita en perte de vitesse, Cabaye toujours blessé et Makoun et Bodmer incertains jusqu'au coup d'envoi, Claude Puel a longtemps cherché la formule miracle. Tout en conservant son traditionnel 4-2-3-1, le coach lillois a surtout fait confiance au duo Fauvergue-Mirallas pour donner sang neuf et dynamisme à son onze. Pari gagnant.
Mirallas intenable
D'emblée, Mirallas, intenable, ouvre des brèches dans une défense sochalienne, souvent approximative et fébrile. Le jeune attaquant amorce une action collective superbe que Fauvergue manque de peu de conclure (3e). Keita a sa chance à son tour sur un centre parfait de Bastos dans le dos de N'Daw et Tosic, mais sa maladresse et sa malchance empêchent encore les Lillois d'ouvrir le score (9e). Pourtant, le LOSC montre une maîtrise technique supérieure dans une première période bien terne où les adversaires auront le tort de s'en remettre aux seules ouvertures en profondeur pour Dagano. Sur un exploit individuel de Mirallas côté gauche, Fauvergue est une nouvelle fois tout près d'ouvrir le score, mais sa frappe est contrée in extremis par Potillon (23e). Les Dogues retrouvent certes les crocs, mais n'échappent pas à leurs éternels démons. Une maladresse récurrente dans le dernier geste et des actions trop individualistes de Keita malgré son talent certain.
Fauvergue délivre les Dogues
Il faut finalement une erreur incroyable d'El Bounadi pour libérer pour de bon les hommes de Claude Puel. Sur une frappe de Tafforeau, contrée par N'Daw, El Bounadi perd l'équilibre, manque sa relance interceptée par Fauvergue, qui dribble Richert et ouvre le score malgré le retour de Tosic (1-0, 50e). Dès lors, les Sochaliens, incapables de percer le double rideau défensif lillois et manquant de dynamisme et de variétés dans leurs offensives, coulent peu à peu. Sur une ouverture en profondeur de Bodmer, Mirallas, d'une frappe à bout portant, leur donne le coup de grâce (2-0, 66e). Même si Schmitz est tout près de tromper Sylva d'une tête en retrait (77e), le LOSC tient enfin sa victoire et remonte à la sixième place. "On nous avait enterré un peu vite !" se félicite Fauvergue. "Mais il faut rester prudents et retrouver des vertus collectives". L'Europe, devenue rêve chimérique et désenchanté pour les Lillois, pourrait bien revenir au triple galop...
LA DECLA : Claude Puel (entraîneur de Lille)
"Cette victoire fait du bien aux joueurs, ils sont enfin récompensés après tout ce que nous avons vécu. C'était bien aussi de commencer à retrouver tout le monde et surtout une envie commune de faire un résultat. Nous ne nous sommes jamais désunis, nous sommes resté bien structurés, en fait nous avons retrouvé un fil conducteur. Je ne veux plus parler de Coupe d'Europe, ce qui ne veut pas dire que nous sommes résignés ou fatalistes."